Prendre son temps.

La saison de pêche a commencé depuis plusieurs semaines mais les conditions ont été longtemps défavorables. Inutile de se précipiter au bord de l’eau, beaucoup trop d’eau d’ailleurs, il faut attendre plusieurs jours, plusieurs semaines…Et puis lentement, doucement, les eaux dévalent de moins en moins des plateaux, les arbres commencent leur longue aspiration, le soleil se fait de plus en plus chaud et doux. On s’approche…

Il est enfin l’heure, cette après midi de début avril, l’eau est fraiche au travers du textile, les premiers pas sont fébriles. Toute la rivière a changée, les pierres, le sable, les arbres, l’hiver a fait son œuvre. Un peu d’inquiétude commence à poindre, peu d’insectes, les larves ont dû souffrir, et les alevins…. Le temps s’arrête, j’observe calmement la surface, peut-être 10min, peut-être 1h, peu importe.

Et puis, sans prévenir, la présence furtive d’un poisson se manifeste par un léger rond suivi de quelques bulles fugaces dans un courant encore assez puissant. La soie s’étire fébrilement et puis, rien… Il faut chercher, réfléchir, il n’y a pas beaucoup de signes.

Et puis, une grosse émergente en lièvre, dont l’allure semble insignifiante, un passage rapide dans la veine.Ça y est le lien est établis, retrouvé.

J’aurais l’occasion à 4 reprises de renouer avec cette sensation, en particulier avec cette belle qui m’aura fait, descendre 30m de rivière, et quelques frayeurs avant de me permettre de la contempler.

Depuis, le temps est au beau fixe, aucune averse à l’horizon. Les conditions sont à nouveau difficiles, inutile de se presser…

 

Le mois le plus long…

Le 24 juin, cela fait donc plus d’un mois depuis la dernière « vraie » sortie le 21 Mai et encore 15 jours de plus si on rajoute le début des fortes pluies dans le Tarn.

Alors je n’ai pas attendu que les niveaux retrouvent un bon niveau, les mouches de mai n’attendent pas elles… Ce printemps a donc été particulièrement frustrant.niveau11

Cette semaine, ce fut le Dadou , le Thoré et puis le Gijou, histoire de faire retomber l’impatience. Tout semblait réunis pour que la semaine soit grandiose, des niveaux à la baisse avec encore un bon volume, de la chaleur sans trop et une légère tendance orageuse. Les rivières sont belles, bordées de verts profonds sur les collines et les adrets des vallées ensoleillés. La diversité des insectes que j’ai pu croiser est remarquable, difficile cependant de prendre le temps de faire un inventaire.

Les mouches de mai sont les reines des rivières, et leur imitation en émergente me permettra de séduire quelques truites. Mais la frustration demeure car elles sont encore très peu nombreuses à regarder vers la surface. Une petite dizaine sur le Dadou, 5 ou 6 lors des sorties suivantes, pas de quoi faire rêver.

TJAlors elle sont bien là parfois le long d’une branche, mais le plus souvent au centre de la veine puissante qui fait fortement onduler la légère imitation.

Leur défense est puissante pour leur taille souvent modeste, bien aidées par la force de l’onde.

 

 

Mais quand je repense aux sedges, aux perles, aux ecdyo, aux éphémères que j’ai pu observer en trois sorties, je ne peu m’empêcher d’imaginer que le meilleur est maintenant derrière moi pour cette saison.

TDSi on excepte les truites, ce sont quand même des rivières en bonne santé, en témoignent les grandes perles qui traversent le Gijou avec un vol lourd et maladroit ou les petits sedge qui frôlent les eaux du Thoré au coup du soir.

Enfin, j’ai pu rencontrer d’autres habitants en règle générale plus discrêts, la fouine qui se prend pour un écureuil pour éviter de se mouiller, la buse qui se prends pour un balbuzard pêcheur et qui peine à s’envoler, les bergeronnettes et les rouges queue dont les ailes de leurs proies débordent de part et d’autre de leur bec. Quel plaisir de redécouvrir cette nature, la voir s’activer, comme si le printemps cette année n’avait pas eu lieu…

Oh oui, qu’il fut long ce mois

 

TD1

 

 

 

 

Ça n’en finira donc jamais…

Difficile de décrire ma tristesse en voyant cette rivière encore une fois retournée à presque rien après l’avoir vue renaitre.

Le Dadou, dans sa partie aval coule dans les gorges de schistes et de quartzites aussi dures qu’anciennes. Difficile de s’imaginer les millions d’années qu’il a fallu pour qu’il creuse aussi profond cette portion de vallée encore majoritairement inaccessible.

Le barrage de Razisse est d’abord venu s’appuyer sur la première barre rocheuse et noyer la vallée en amont sur plusieurs kilomètres, puis l’exploitation du fluor a achevé en quelques années les poissons du barrage et de la rivière de part et d’autre du lac.

Et puis, l’exploitation du fluor a cessé, il fallait aller toujours plus (trop) profond, et malgré le lessivage en surface, la qualité de l’eau s’est améliorée. Il a fallu  6 ans pour voir les truites recoloniser les parties les plus avals avec des populations en augmentation constante.

Alors c’était avec plaisir que je suis retourné cette semaine voir ce qu’il en était. Mais voilà les millions d’euros de travaux effectués sur la digue du barrage n’ont pas épargnés la rivière. Le fond est totalement colmaté, de nombreuses algues peu engageantes recouvrent les cailloux, le rivière est redevenue sale. Mais plus grave les poissons semblent avoir presque tous disparus. Les niveaux m’auraient encore l’an dernier permis de prendre une 15 aine de truites mais là une seule petite de vue malgré les conditions idéales.

Alors pas de photo de cette triste situation, inutile ici mais ce sont une sans doute 5 ou 6 km de rivière qui ont été touchés.

Une pêche électrique est déjà prévue en juin, reste à voir ce que nous pouvons engager comme démarche avec l’AAPPMA.

Voilà deux photos, la rivière l’an dernier et une belle truite qui y vivait.

s (3)La roques (1)

On y est… enfin!

On rêve de ces moments tout au long de l’hiver, le soleil qui chauffe dans le dos, une douce brise qui porte la soie délicatement le long de cette berge, le rond qui se forme régulièrement et fait disparaitre la mouche, le frisson au moment où la soie se tend et enfin le plaisir de voir repartir la belle sous sa pierre.G2

Alors cette après midi de fin avril quand j’ai vu le temps clair et calme s’annoncer, j’ai su qu’il fallait y être. Quelques jours auparavant en passant sur la rivière, j’ai pu voir qu’elle était déjà sortie de son long sommeil. Un niveau assez bas, une eau claire et surtout les éclosion de rhithrogéna, pas les « March brown », mais des espèces plus petites, au corps vert olive et eaux belles ailes fumées. Ce là faisait 3 ans que je ne les avaient pas vues.G6

J’ai donc soigneusement préparé 4 ou 5 imitations, assez simples, corps en quill et ailes en cdc naturel bien fournies, de beau petits voiliers. Les voici placées directement sur le gilet et direction la rivière.G1

La magie opère encore, au premier poste, 3 gobages bien francs et distincts, les belles ne sont pas encore farouches en début de saison. La pêche, ici , ce n’est pas une question de distance de lancé ou de discrétion des posés, la question est, comment éviter la végétation luxuriante. Les branches, les ronces, le lierre, tout traverse la rivière ou se couche sur les bordures jusqu’à atteindre la surface. Tout le charme est là, raccourcir les boucles, lancer au ras de l’eau, bloquer la soie pour qu’elle se déplie juste au bon moment. Un petit « bonjour » aux 3 et je change de poste.G4

Au final, une après-midi à marcher, observer, sentir la rivière se réveiller, 8 truites et 3 ou  4 manquées en plus mais le plus important: ça commence…G3

G7

La Bavière…

Oui, la Bavière est bien la région de la « weissbier », incontournable bière blanche à déguster en terrasse, en admirant les superbes paysages de plaines, et lacs bordés par les Alpes.

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Visite de Munich où se trouve le Musée de la chasse et de la pêche. Outre les beaux objets liés à la chasse, une grande partie de la collection pêche est consacrée à la P.A.L.M.

La plupart des vitrines présentent l’histoire de la pêche à la mouche en fonction des espèces recherchées: Truites, Saumons ou Ombres.

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Une belle part est faite à W. Brunner pour ses réalisations de cannes en refendu, avec quelques cannes exceptionnelles présentées. De très beaux moulinets de toutes sortes avec en particulier les Hardy montrent leur évolution et leur diversité.

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musée 5musée 6

Un passage obligé, à mon avis, 1h suffit pour en faire le tour mais on peut y flâner, une belle partie sur la biologie des poissons et des rivières locales et accessible même en Allemand est très réussie.

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Mais c’est aussi unes superbe région pour la pêche à la mouche, où les rivières et les lacs se succèdent. J’ai pu me balader au bord de la Prien, rivière de basse altitude, assez semblable à nos rivières du sud du massif central. Je ne vais pas vous expliquer les règlements pour pratiquer la pêche, juste vous préciser que c’est très cher comparé à la France et non réciprocitaire voir totalement privé.

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De cette chute d’eau par un canal (à gauche) et une rivière qui garde un bon débit (à droite).

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All 5Le canal est peuplé de très nombreux ombres, de taille assez modeste, pour ceux que j’ai pu observer. De belles farios sont regroupées dans les parties les plus rapides et profondes.

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All 1

Dans la rivière, je n’ai vu que des truites, de toutes tailles allant jusqu’à bien plus de 40 cm.

J’espère pouvoir y retourner l’année prochaine car une partie de pêche est déjà prévue… Quoi qu’il en soit, si l’occasion s’offre à vous il n’y a pas que la Traun ou l’Inn, la Bavière regorge de rivières où les poissons sont très nombreux, de quoi raconter de belles histoires de pêche en savourant une bonne bière.

Petits voiliers sur l’eau…

J’avais prévu cet article quelques semaines avant l’ouverture, et puis il est resté en suspend, préférant monter quelques mouches de plus au cas ou pour le début de saison.

Alors cet après-midi là, quelques jours après la cohue, quand j’arrive au bord de la rivière pour la 1ère sortie de la saison et que je jette un œil vers le spot que je n’avais pas revu depuis plus de 6 mois, je les vois défiler.

Ils sont là, par dizaines, oh ce n’est pas l’éclosion du siècle mais c’est suffisant pour attirer les truites à la surface. Les gobages sont réguliers, bruyants dans une eau encore haute et froide.

Je noue un mètre de 14/100 à mon bas de ligne, un petit voilier gris et je file au milieu de la rivière, quelques seconde plus tard, premier gobage et première casse! Les fils avaient trop d’écart de diamètre, quel c….

Je refais mon bas de ligne avec un bout de 18/100 en plus est c’est repartit, et voilà la première de l’année. Quel plaisir de retrouver ces sensations, de sentir la soie glisser, comme l’eau sur laquelle s’envolent péniblement les insectes.artcle 1

Une deuxième suivra ainsi que 3 ou 4 décrochées.

 

Puis assez brutalement, le ciel se fait menaçant, et le grésil remplace rapidement la pluie, il faut se mettre à l’abri.  L’averse n’aura duré que 20min mais le spectacle est fini, le froid devient vif, la vapeur s’échappe de ma bouche et tout le monde à disparu.

article 2

Il ne me reste plus qu’à vous montrer le petit voilier tout simple qui marche en début de saison:

 

article 6

Sur un hameçon de 14 ou 16, fil de montage gris, cerques en hackle gris, corps en quill de paon ébarbé olive et des ailes en cdc gris naturel assez fournies.

Pour la touche perso, et la flottaison haute, je rajoute un peu de lièvre twisté en avant de l’aile.

 

Bonne saison à tous.

Pour les décider à l’ouverture.

Ça y est, l’heure approche et comme tout les ans je suis « à la bourre » dans les montages… Il faut donc aller au plus  efficace pour les premiers rayons qui vont chauffer les bordures  des rivières.

Voilà l’objet de toute mon attention, posés sur les trocs d’arbres moussus par dizaines, ils volettent dès que le soleil les éclairent.

sedge st jean de jeanne

Voilà une petite fiche de montage de la façon dont j’essaie de l’imiter.

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Fixer le fil de montage et aller à la courbure

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Avec une pincée de dubbing vert, faire l’extrémité de l’abdomen,

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Faire une mèche de dubbing de lièvre clair et tourner pour former le corps

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Fixer les ailes avec deux plumes de cul de bécasse, bien recouvrir le corps en longueur.

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Fixée par la pointe une plume de cul de canard crème par la pointe et l’enrouler comme un hackle.

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Faire la tête et le nœud final

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Vernir et égaliser les fibres de cul de canard.

Mais pour les plus grandes rivières, j’aime bien adapter le grand classique, je monte une « boiteuse de March brown ». La flottaison basse et le côté inerte décide un peu plus facilement les truites un peu méfiantes quand l’éclosion n’est pas optimale.

MB 1

Fixer le fil de montage

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Fixer 4 ou 5 fibre de plumes de queue de faisan et former les cerques

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Fixer un fil de cuivre et former le corps avec des enroulements des fibres de faisan

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Cercler avec le cuivre

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Fixer une plume de cul de canard par la pointe

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Former les ailes « collées » au sac alaire en faisant une boucle avec la partie arrière de la plume et fixer par quelques enroulements de fil.

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Amener la soie devant les ailes et twister des poils de lièvre

MB9Enrouler les poils de lièvre en rabattant les ailes vers l’arrière, faire la tête en faisant de rabattant les poils de lièvre, faire le nœud final et vernir;

Et voilà, maintenant il ne reste plus qu’à attendre que, la pluie arrête de tomber, les eaux baissent, le temps se réchauffe un peu…

A bientôt

Mais pourquoi?

Je me demande souvent, mais pourquoi tu en achètes encore un, tu en ais au moins à 3 par canne à pêche, tu ne sais même pas lequel utiliser au moment de le choisir au fond du sac. Et puis un frein ultra précis, surpuissant, facile à régler pendant le combat, mais tu ne pêches pas les ruisseaux de Nouvelle Zélande, ce sont ceux du Tarn! La plus grosse truite peine à dépasser les 30cm et sa meilleure cache n’est même pas à plus de 3m. Et puis le poids, ça fait quoi quelques grammes de moins? Ou de plus? Quand tu passes demie heure au bord de l’eau, à attendre « le » gobage, sans pêcher, juste à regarder ça change pas grand chose les quelques grammes. Une bobine de grand diamètre, tout ça pour mouliner plus vite, ou même une démultiplié ou un semi-auto, pour pêcher à 10m maximum… La soie tient largement dans les mains! Et puis un bon vieux moulinet en plastic, il peut cogner les rochers quartziques, suffisamment dur pour supporter des millions d’années dans la rivière, sans avoir à trop le plaindre.

tous

Mais bon, toutes ces très bonnes raisons semblent bien futiles quand on est passionné au delà de toute rationalité, la raison n’existe plus.

Alors pour combler ce désir un peu fou, je cherche ce qui me semble beau dans les moulinets de pêche à la mouche, et voilà où ça m’a mené pour l’instant:

J’ai d’abord « craqué » pour les F3W de chez Danielson, un design très réussi, sobre et moderne, mais surtout une qualité en action de pêche irréprochable dans toutes les situations pour un moulinet manuel.

 

f3w

Puis, attiré par les cannes en refendu, je me suis mis à la recherche de moulinets « vintages » pour les accorder.

PM1Et c’est sans doute avec le parabolic automatic que tout à commencé vraiment. Les mouches de mai gravées lui donne un style inimitable

 

abeille

Tout comme son descendant avec les phryganes, gravées jusqu’à la finesse des nervures sur les ailes.

 

 

cordelEnfin pour achever la trilogie, le dernier « cordel’ made in France, l’automatique de référence encore très agréable en action de pêche et à l’esthétique sobre, juste une belle écriture au dos.

pm superpJ’ai réussi à compléter cette collection des classiques par un superparabolic « made in England » à partir du Marquis #6 avec l’arrière ajouré.

Là aussi, de belles écritures gravée mais surtout un savoir faire et une qualité irréprochable de la maison Hardy

 

L’intérêt est aussi de pêcher avec tout les styles de moulinets, alors dans les semi-auto au style artisanal, j’ai réussi à trouver un Patson. Fabriqué artisanalement en France, ce moulinet allie esthétique soignée et système ingénieux de frein, ainsi que la présence de manivelles sur la bobine pour un meilleur confort de pêche. Les gravures sur le bâtit rappellent celles des « classiques ».patson 1

patson2

Dans un autre style, Le comet de JMC est très réussi. tous2

Il s’adapte aussi bien sur une bambou que sur les cannes modernes pour les grandes rivières et bien qu’il ai quelques années, sont esthétique n’a pas pris une ride.

 

 

 

AThEnfin, le dernier que je voulais présenter est un ATH remco 1000, version danoise.

indéniablement, la qualité est encore un cran au dessus de tout les autres.Un design moderne, aérien, reconnaissable entre mille, mais surtout une qualité inégalée des matériaux. Chaque partie est colorée dans la masse, chaque pièce est soignée avec une grande précision.

Je ne l’ai pas encore essayé en action de pêche mais il est léger, avec un frein très doux et progressif.

remcoremco2

 

 

 

 

Voilà un petit passage en revue des moulinets pour la pêche à la mouche, ils ont passé l’hiver dans la vitrine mais encore 3 semaines de patience et ils retrouveront les eaux du Massif central.

Retour sur 2015

Nous voici bien installés au début d’un hiver qui s’annonce, à faire envoler les mordorées la journée et profiter des soirées au coin du feu en famille à la veillée.

Le temps est donc venu de se remémorer les bons souvenirs de 2015.

sortie mars(2)

Un mois de mars difficile, avec des niveaux très hauts, juste l’occasion d’admirer la rivière.

 

 

avril 1

Les premières prises en avril, en sèche comme toujours. Des petites d’abord, puis les belles se montrent enfin. On peut voir la grande diversité « naturelle » les robes des truites tarnaises…

De belles sensation avec la douceur du bambou.

avril (3)avril 2

 

 

 

 

Le mois de mai, tout est parfait. Les niveaux réguliers tout au long dubordure mai moi, une chaleur douce. Ici une bordure de rêve, le long des lauzes schisteuses où les postes se succèdent et les ronds quasi-invisibles révèlent parfois de belles surprises

 

bonaygue mai. JPG

 

 

Il est parfois temps d’aller se perdre au fond des vallées reculées ou malgré le soleil, les truites sont noires et sauvages.Certaines, proches des villes semblent sorties d’un tabplat Mamie (2)leau impressionniste

 

 

 

En juin, tout a commencé avec la grosse éclosion de « mouches de mai » faisant sortir les belles tant attendues. Quelques belles sorties entrecoupées d’orages et donc de repos forcés.

juin(1)juin mdm

 

 

 

nuit

 

 

Et voilà enfin la période la plus excitante et aussi frustrante. Les coups du soir, avec l’incertitude  à chaque courbe de la rivière. Les mouches seront-elles là? Et les truites???

juin (3)

 

 

 

 

Un bilan mitigé quand même avec peu de belles truites vues comparé aux autres années. Les soirées n’ont pas été au niveau de l’année passée, peut-être la pluie, la fraicheur de juin, plein de questions resteront sans réponses.

 

La période estivale marque pour moi la fin de saison dans le Tarn, les eaux ont baissés régulièrement avec des conditions de plus en plus difficiles. Le temps de prospecter les derniers spots. Quelques belles surprises sur des secteurs peu pêchant depuis quelques années.

ete (2) ete(7)

 

 

 

 

Et pour clôturer le tout, fin Aout, une sortie sur la Belle avec quelques ombres et une belle truite mais souvent trop rapides pour se laisser tirer le portrait.Dordogne (2)

Je repasse maintenant toutes ces images et une envie me prends, retrouver le bord de l’eau des belles rivières du Tarn ou d’ailleurs. Patience, encore 2 mois, le temps des montages est arrivé…

A bientôt.

Étiage et désespoir.

La saison n’est pas terminée, loin de là mais le mois d’Août est sans conteste le plus difficile pour la pêche en ce qui me concerne. Les petits ruisseaux que je fréquente sont peu praticables car il reste très peu d’eau, souvent assez chaude. les truites s’alimentent peu.

Cette année, les conditions ont été encore plus difficile avec les coups de chaud successifs et les niveaux très bas. J’ai parfois été voir si l’état des rivières n’était pas désespéré.

sec

Mais cette année, j’ai essayé de me diversifier, mais malheureusement sans réussite. D’abord de gros stream montés avec les moyens du bord pour aller taquiner les gros moustachus du Tarn. Mais toujours un zéro pointés après quelques sorties et une canne cassée…

stream

Et puis une sortie matinale sur l’Ariège en sèche mais là aussi, rien…

Dernière sortie de l’été demain, sur la Belle. De la pluie et un temps automnal annoncé, j’espère que le moral va remonter…