Le mois le plus long…

Le 24 juin, cela fait donc plus d’un mois depuis la dernière “vraie” sortie le 21 Mai et encore 15 jours de plus si on rajoute le début des fortes pluies dans le Tarn.

Alors je n’ai pas attendu que les niveaux retrouvent un bon niveau, les mouches de mai n’attendent pas elles… Ce printemps a donc été particulièrement frustrant.niveau11

Cette semaine, ce fut le Dadou , le Thoré et puis le Gijou, histoire de faire retomber l’impatience. Tout semblait réunis pour que la semaine soit grandiose, des niveaux à la baisse avec encore un bon volume, de la chaleur sans trop et une légère tendance orageuse. Les rivières sont belles, bordées de verts profonds sur les collines et les adrets des vallées ensoleillés. La diversité des insectes que j’ai pu croiser est remarquable, difficile cependant de prendre le temps de faire un inventaire.

Les mouches de mai sont les reines des rivières, et leur imitation en émergente me permettra de séduire quelques truites. Mais la frustration demeure car elles sont encore très peu nombreuses à regarder vers la surface. Une petite dizaine sur le Dadou, 5 ou 6 lors des sorties suivantes, pas de quoi faire rêver.

TJAlors elle sont bien là parfois le long d’une branche, mais le plus souvent au centre de la veine puissante qui fait fortement onduler la légère imitation.

Leur défense est puissante pour leur taille souvent modeste, bien aidées par la force de l’onde.

 

 

Mais quand je repense aux sedges, aux perles, aux ecdyo, aux éphémères que j’ai pu observer en trois sorties, je ne peu m’empêcher d’imaginer que le meilleur est maintenant derrière moi pour cette saison.

TDSi on excepte les truites, ce sont quand même des rivières en bonne santé, en témoignent les grandes perles qui traversent le Gijou avec un vol lourd et maladroit ou les petits sedge qui frôlent les eaux du Thoré au coup du soir.

Enfin, j’ai pu rencontrer d’autres habitants en règle générale plus discrêts, la fouine qui se prend pour un écureuil pour éviter de se mouiller, la buse qui se prends pour un balbuzard pêcheur et qui peine à s’envoler, les bergeronnettes et les rouges queue dont les ailes de leurs proies débordent de part et d’autre de leur bec. Quel plaisir de redécouvrir cette nature, la voir s’activer, comme si le printemps cette année n’avait pas eu lieu…

Oh oui, qu’il fut long ce mois

 

TD1

 

 

 

 

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