Étiage et désespoir.

La saison n’est pas terminée, loin de là mais le mois d’Août est sans conteste le plus difficile pour la pêche en ce qui me concerne. Les petits ruisseaux que je fréquente sont peu praticables car il reste très peu d’eau, souvent assez chaude. les truites s’alimentent peu.

Cette année, les conditions ont été encore plus difficile avec les coups de chaud successifs et les niveaux très bas. J’ai parfois été voir si l’état des rivières n’était pas désespéré.

sec

Mais cette année, j’ai essayé de me diversifier, mais malheureusement sans réussite. D’abord de gros stream montés avec les moyens du bord pour aller taquiner les gros moustachus du Tarn. Mais toujours un zéro pointés après quelques sorties et une canne cassée…

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Et puis une sortie matinale sur l’Ariège en sèche mais là aussi, rien…

Dernière sortie de l’été demain, sur la Belle. De la pluie et un temps automnal annoncé, j’espère que le moral va remonter…

Matinal mais pas trop.

En ce Dimanche matin, impossible de dormir. Non pas que le lit ne soit pas confortable mais la chaleur irrespirable accumulée dans la journée ne s’est pas dissipée et , ajouté à cela, une soirée un peu trop arrosée… Les yeux grand ouverts, je regarde l’heure tourner, il est 8h, autant aller prendre l’air au bord de la rivière. L’eau ne peut être que salvatrice.

Il est presque 9h quand je me retrouve garé, essayant d’enfiler péniblement le bas de lignes dans ces anneaux décidément trop petits, sans parler de l’œillet de cette mouche quasi invisible. La descente, normalement agréable me semble périlleuse, l’équilibre n’est pas toujours parfait mais j’arrive dans cette grande anse, un parcours d’un bon km très ombragé. Mon seul espoir de voir quelques gobages.

Le premier poste, le plus beau, est un long rocher  juste en amont d’une énorme chaussée démolie. Un grand courant profond s’obstine à user le schiste solide à cet endroit. Malgré mon retard, les truites sont encore là, les premiers ronds sur le sable au fond du courant sont bruyants. Deux petites pour s’entrainer, mais ce matin  impossible de rendre cette soie docile, elle drague sans modération.

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Un peu plus haut, la roche fait un cap dans la rivières, 3 truites sont postées de part et d’autre. La première, n’est pas encore sous les frondaisons, un posé et pendue. Deux ou trois chandelles et photos, ça va déjà mieux.  Les autres sont plus haut sous les branches, mais la précision n’est pas satisfaisante et la sanction immédiate, la branche ne cèdera pas…

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La tête du courant est occupée aussi par 3 poissons plus accessibles. Quelques passages et une se décide, un joli rush vers l’amont, elle me cale la seconde… Un beau combat donc puis direction l’épuisette.Enfin, je vais tenter la dernière, contre l’arbre mort qui est là depuis toujours, presque totalement noyé dans le sens du courant. La truite semble belle, après deux ou trois posés médiocres, la mouche file dans la veine: Pendue! Un appuis franc vers le fond, je bride la belle pour l’empêcher d’aller sous l’arbre et après quelques secondes, les coups de tête cessent. J’avance vers l’arbre mais je ne suis plus que pendu à une branche noyée.

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Une bonne heure est déjà passée, je remonte tranquillement la rivière mais la chaleur est de plus en plus présente. Seuls quelques gobages sporadiques sur le reste du parcours. Je suis rassuré car ce secteur ne m’avait pas fait si belle impression depuis plusieurs années. Le temps de profiter des rayons qui percent maintenant vivement les feuilles de châtaignés.

Il est presque 11h, et je n’ai pas vu le temps passer.

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Quand la nuit tombe…

Les soirées de juin sont sans conteste mes moments favoris de la saison. Départ entre 18h et 19h direction les vallées tarnaises; un peu de musique pour se détendre de la journée, 3/4 d’heure d’attente, pas plus… Et me voilà les pieds dans l’eau, chauffé par le soleil qui commence à approcher des sommets arrondis par le temps.

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Les insectes sont déjà là, d’abord peu nombreux et discrets, ils semblent se multiplier comme par magie au fil des minutes. Leur diversité de couleurs et de taille sont en ces moments sans limite. Rouge, jaune, gris, brun clair ou verdâtre, ils ondulent avec ardeur, au dessus les courants pour certains, au fond des lisses pour d’autres.

Quel que soit le secteur, les truites sont là, toujours ponctuelles. 18h30 pour le début du festin,  les premiers gobages sur les bordures ombragées. Puis de plus en plus nombreuses, elles occupent bientôt les postes plus profonds.

truite   truite2 Truite3

Les petites sont les premières à se montrer dociles. Peu sélectives elles “tapent” violemment dans limitation. Les voir sortir entièrement de l’eau, parfois à plusieurs dizaines de cm de haut est toujours un plaisir.  Elles m’amusent beaucoup, un ferrage rapide suivit de chandelles, de nombreux ratés ou décrochés. Le temps passe très vite à les regarder. Mais mon attention se porte aussi sur les petits ronds, beaucoup plus discrets, contre un branche, une lauze ou un mur de pierre sèche. L’onde est à peine visible en surface.

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Truite 5Malheureusement, pour l’instant difficile de les leurrer, 1h à se casser les dents sur une bordure, 5 truites au poste, une bonne 10aine de mouches essayées mais pas moyen de trouver la bonne. Un autre secteur, une truite belle en maraude qui finit par venir gober à un mètre de moi, en un éclair elle est repartie sous son arbre.

Je me laisse surprendre par l’obscurité, le gobage devient presque invisible, la mouche impossible à nouer, ou invisible sur l’eau. L’heure de retrouver la voiture est arrivée. Souvent garé sous un lampadaire, je range mon barda en repensant à ces inconnues qui m’ont encore une fois snobées et en contemplant les dernières lueurs du jour.

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Tout devient plus facile.

Une grosse touffe de fil jaune, grossièrement ficelée autour d’un hameçon (très) fort de fer, un enroulement de plumes de coq blanc et marron en guise d’aile et de pattes, voilà à quoi se résume une mouche ces jours là…

Arrivé au bord de l’eau en ce milieu d’après midi, les truites sont en place. Les bordures bâties de lauzes schisteuses raisonnent du doux bruit des truites qui percent la surface. 4 truites sont en place au premier poste. Malgré cela, rien de bien visible d’un point de vue entomologique. C’est un plaisir d’avoir à choisir au fond de la boite la mouche la plus sombre et la plus discrète. Une émergente d’ecdyo pour la partie rapide, une O.R.L  pour le lisse.

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Seule la rapidité du pêcheur fait défaut, la belle qui est postée derrière le rocher, cassure perpendiculaire au courant, ne viendra pas à l’épuisette. Mais la rotation de son poitrail clair laisse rêveur…

L’après-midi s’écoule ainsi, paisiblement, semblable à l’eau qui passe dans la rivière.

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Mais, de façon insignifiante,  une chose change… Les gros éphémères jaunes, lents, patauds, désarticulés s’échappent de plus en plus des berges et traversent maladroitement la rivière. Et là dans un grand fracas, disparaissent, engloutis définitivement.

Plus besoin de se compliquer la vie, la sanction est immédiate. Nouée au bout de mon 16/100, la mouche fait merveille. Elle dérive sous les branches basses, les ronces ou les graminées qui ne supportent plus leur poids. Toujours aussi tranquillement, le museau se présente sous la mouche, recule avec elle quelques cm. Le temps semble suspendu…. et “Splash”. Le bras se relève de façon mécanique. Il ne reste plus qu’a stopper l’envie furieuse de rejoindre la racine, la souche ou le caillou.

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Une pose pour la postérité et mesdames retournent à la rivière, vexées pour quelques heures alors que je suis aux anges.

Chercher le frais.

Ça y est, la chaleur écrasante s’abat sur la plaine. L’herbe vire lentement mais sûrement au jaune sale, signe que la dernière pluie véritable date de plusieurs semaines. Dans ces conditions, toutes le rivières sont tentantes, d’abord pour leur fraîcheur appréciable, pour l’ombre apaisante des arbres qui les bordent mais surtout car c’est la pleine saison de la palm. Les insectes sont partout! Et les truites encore peu farouche.

La partie aval du Dadou rassemble toutes ces qualités. Et dire qu’il y a moins de 10 ans aucun poisson ne pouvait vivre dans ce secteur!

C’est une longue gorge, abrupte, boisée, enclavée, où la rivière serpente difficilement entre des rochers aussi anciens que solides. Mais aujourd’hui, l’eau y est redevenue fraîche et limpide. L’ombre des grands arbres recouvre largement le lit, parfois jusqu’au ras de l’eau. Cette eau qui est (re)devenue claire, translucide laisse voir à la perfection les sables noirs qui recouvrent le fond des courants.

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Il faut commencer par traverser la large bande du buis qui longe la rivière et se contorsionnent pour atteindre un peu de lumière, puis rejoindre l’axe de la rivière, seul endroit où la soie peut se déployer non sans encombres. C’est ici encore la géologie qui détermine l’activité des poissons. De grands lisses, parfois long de plusieurs centaines de mètres où l’eau s’étale sur les dalles schisteuses, et puis une portion de courant s’intercale de temps à autre, où le quartz résiste tant bien que mal à l’eau depuis des millions d’années.

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C’est là que les truites se regroupent en cette saison, postées le long des rochers, elles se jettent sur chaque insecte qui passe. Mais bientôt l’eau manquera et la pêche bien moins agréable.

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C’est avec un vrai plaisir que depuis quelques années, je remonte sur quelques km ces gorges, et chaque année je suis surpris à voir les truites repeupler la partie amont.

Seul au monde.

Il est une vallée, d’où le bruit, les machines, les habitations,  la civilisation semblent (presque) absents.  Un pont sur lequel passe une départementale tortueuse, 2 ou 3 maisons et puis plus rien ou presque, sur des km. Aucune route, des bois, quelques champs à peine entretenus. L’agriculture moderne ne supporte pas ces parcelles étroites enclavées entre la rivière et les pentes boisés.

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Les traces des vies passées sont encore visibles, de rudes hommes ont extrait ici le fer, ont bâti des chaussés avec de lourdes pierres, ont domptés les eaux pour préserver les maigres prairies. Tout cela est bien loin aujourd’hui, enseveli par les chênes et les ronces, effondré, abandonné. Seule la rivière a tiré profit du temps qui passe. Une eau claire circule paisiblement entre les dalles schisteuses et les blocs de quartz sur lesquels poussent les osmondes royales, parfois sous les aulnes et les tilleuls, parfois sous les rayons doux du soleil de Mai.

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C’est toujours avec le même plaisir que je vais passer une après-midi là où le temps semble s’être presque arrêté. Les insectes ne sont pas très nombreux mais peu importe ici, le pays est rude, il suffit de faire passer le palmer, le sedge ou l’araignée dans le courant ou contre le rocher. Il disparaît dans un éclat vif, sans même avoir le temps de voir la truite.

La reprise est difficile, les premières sont toutes ratées, trop habitué aux gobages gras des grandes rivières. Mais après quelques jurons, le rythme est de retour.

Elles sont d’un brun clair au soleil, grises à l’ombre, zébrées dans les courants et noires devant les rochers mousseux.

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Non, ce ne sont pas des poissons d’exception, pas de combat qui fait dévaler la rivière, pas de moulinet qui chante, mais l’essentiel est-il là?

A chaque fois ou presque, un coup de ligne difficile, entre les branches, les ronces, les rochers, à chaque fois un gobage inattendu, qui surprend et fait quand même battre le cœur, et enfin, le bonheur de voir une truite aux couleurs vives, rouge profond, blanc intense et noir pur.

Et puis de temps à autre, la rivière joue à me surprendre, des milliers d’années pour creuser ce schiste en une belle voûte qui s’est transformée en un mur végétal.

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Au bas, quelques osmondes fragiles captent la lumière. Puis, sur la paroi verticale, chaque faiblesse de la roche déformée est occupée par des lichens, des mousses des fougères et quelques autres plantes dont la nature m’échappe. Même le cincle est venu y faire son nid.

 

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Les quelques heures de pêche passent toujours trop vite dans ces lieux où je ne fais qu’une infime partie du parcours. Autant contemplatif que pêcheur mais l’essentiel est là. Quand je rentre, je suis apaisé, rassuré de voir que la nature est encore belle malgré tout… Un peu comme si pendant une après-midi j’étais seul au monde.

Compliquées…

Le temps s’est bien rafraîchit, mais le vent d’ouest fait des siennes, il y a toujours du vent cette saison… Les posés sont pas évidents, la soie se laisse porter, emporter par les bourrasques. Sur l’eau, un tapis défile dans les veines aussi vite et dense que les nuages gris dans le ciel. Les feuilles, des brindilles, les pétales d’”acacias”, les “laines” des saules se mélanges aux quelques insectes qui tentent d’émerger. A peine le film transpercé qu’ils montent, trimbalés en tous sens, vers les branches les plus proches.

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Au milieu de cet embouteillage aquatique, ma petite mouche est quasi invisible, tanto  prise à un pétale, tanto tirée par une feuille qui dérive. Sur les petites rivières, les branches accentuent le problème. Il faut se synchroniser aussi avec leurs ondulations brusques.

Ma patience est mise à rude épreuve.P5130098

 

Mais la motivation est là, car par séquences, les gobages sont nombreux, 4 ou 5  successifs puis plus rien pendent de longues minutes.   La encore, les truites sont compliquées et ne montent qu’à coup sûr percer la surface. La saison avance mais pas encore de grandes conditions, les spots qui fonctionnent sont peu nombreux.

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En deux sorties dans ces conditions, les petites rivières sont plus productives, les truites postées ont moins peur et se laissent approchées à distance raisonnable. Il faut passer à l’horizontale, au plus ras de l’eau et la 7″1 en bambou fait merveille. La soie évite les branches avec délicatesse. A peine posée dans la veine, la mouche disparaît presque systématiquement.Cette 1ère sortie se solde par une bonne 10aine de poissons, modestes en taille, mais de beaux coups de ligne.

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Quand le lit est large, c’est une tout autre affaire, 2 poissons touchés en une après-midi avec une de 40cm environ. Elles sont encore trop compliquées pour moi.

Premières chaleurs.

Il fait lourd en cette après midi. Le ciel est voilé et le vent souffle de façon désordonnée et indécise. La saison avance et les conditions deviennent satisfaisantes. C’est le moment d’en profiter…

Les pieds dans l’eau, au milieu du profond courant, l’eau me pousse encore fortement juste sous la poitrine, difficile d’atteindre le joli gobage proche de la berge opposée, sous la branche. Mais la belle ne semble pas se soucier de mon manège et s’active bruyamment. Une bonne douzaine d’essais pour trouver le bon angle, la mouche passe enfin dans la bonne veine: pendue!

Truite (12)Une seule truite active dans ce magnifique courant, je remonte et arrive au fond d’un lisse. Un gobage régulier devant le rocher qui marque la cassure. Choisir une position pour éviter que la soie ne drague, 1er passage, ferrage suivi d’un démarrage terrible. Elle n’est pas énorme mais réalise chandelle sur chandelle!

 

 

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Sur le lisse, les gobages sont nombreux, les petites sautent très haut pour prendre les petits moucherons. Mais ce spectacle ne me détourne pas de la bordure que je convoite. Là, les gobages sont discrets, à peine une ondulation. Une petite mouche, à demie noyée, à peine séchée entre deux prises. 8 poissons dont une +40 mais qui ne se laissera pas tirer le portrait en sortant de l’épuisette…

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Voilà une bien belle après-midi, le temps s’améliore, il commence à faire chaud. Les prochaines sorties seront sous les frondaisons, au frais, au fond des bois entre monts de Lacaune et Ségala.

En plein vent.

Le vent d’Autan est de retour en ce mois d’Avril, et avec lui la pêche souvent difficile. Selon les anciens, inutile d’aller pêcher le 1er jour de vent. Puis, lorsqu’il se pose, l’orage et la pluie arrivent souvent en abondance.

J’ai donc attendu sagement le second pour faire un sortie, la météo prévoyant l’orage pour le soir. Sur les lieux, l’eau frémis régulièrement des rafales qui m’arrivent en pleine face. Je me place au fond du grand lisse, espérant voir des insectes et surtout les museaux percer délicatement la surface. Après quelques longues minutes, une vague anormale trahie la présence d’un poisson, je remonte et me place à distance raisonnable. le temps de choisir et de nouer ma mouche, ce n’est plus une mais plusieurs truites qui sont en place et gobent discrètement dans le courant.

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Le cdc gris fait merveille, il descend délicatement,  supporte les ondulation de l’eau et n’offre pas trop de prise au vent une fois posé. Les dérives lentes sont stoppées net dans un légers remous.  6 truites se laissent prendre dont deux de taille respectable.

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Je remonte vers le poste suivant, je rencontre un nympheur qui vient d’arriver. Le temps de discuter, l’éclosion se poursuit. Arrivé au lisse suivant, les truites gobent juste sous la pellicule. plusieurs sont actives mais il faudra une orl très discrète et beaucoup de patience pour leurrer les deux plus petites. Les autres, dans le courants, resteront insensibles à mes imitations et finiront par rejoindre les bas fond.

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Le ciel se couvre de plus en plus, il fait frais, le temps de rentrer et le déluge s’abat. Il va falloir attendre maintenant quelques jours avant de retrouver des niveaux corrects.

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Enfin le réveil!

Le soleil est enfin revenu depuis quelques jours mais les sorties se sont succédées sans résultats. L’eau froide et haute ne rend pas les truites actives par ici. Cette après-midi, il fait toujours grand soleil mais le vent s’est posé.

 Dadou 2 (2) Premier arrêt sur l’Oulas, comme d’habitude je vais voir un poste contre un grand rocher en plein soleil où les truites sont actives. Arrivé au bord de l’eau, 2 gobages distincts. “La 1ere de la saison enfin” mais les ondes font partir la première. M…. un lancé plus long vers la seconde, gobage, ferrage, piqué et loupé……

Je remonte à la voiture direction le Dadou. Il fait chaud, les sedges volent, traversent la rivière, ondulent sur l’eau et les gobages sont fréquents. Ouf enfin!

P4110032Je retrouve mes “vieilles” connaissances, elles ne semblent toujours pas avoir grossi mais essentiel n’est pas là. Toujours aussi belles, toujours aussi vives. 5 ou 6 gobages, deux photos, plusieurs décrochées dans les mains.

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Tout au long de la balade, un bruit sourd et régulier m’accompagnait. Selon les anciens, la fraie des crapauds n’est pas une très bonne période pour la pêche, et c’est vrai que le début avril n’est jamais excellent. En longeant tranquillement les berges, j’ai surpris ce mâle furieusement accroché à sa conquête.

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D’ailleurs un peu plus loin, les “rastas” témoignaient que la fête avait commencé depuis quelques jours.

Dadou 2 (6)Enfin, ce mâle seul s’est laissé prendre en photo mais ses gros yeux rouges n’avaient pas semblaient séduire qui que ce soit…

Dadou 2 (5)La rivière se réveille, plus que quelques jours à attendre et tout sera vert, fourré, couvert, difficile pour la pêche mais les truites seront là… Les grands jours arrivent!